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  • Ramée - RAM 1501 - 2015

    George Frideric HANDEL, Arie Per La Cuzzoni

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    Soprano Hasnaa Bennani
    Francesca Cuzzoni était, semble-t-il, trapue et pas à proprement parler un canon de beauté. Actrice médiocre au goût vestimentaire douteux, elle affectionnait tout particulièrement les allures de diva. Mais dès lors qu’elle commença à chanter, « grâce à sa voix étonnamment belle, à son intonation parfaite et à son excellent goût, elle se fraya un chemin droit vers le coeur » de ses auditeurs....

    Et c’est ainsi que le 12 janvier 1723, lors de la première de l’opéra Ottone de Händel, cette jeune soprano parmesane de 26 ans réussit à se gagner à jamais et en un seul soir le public d’opéra londonien. Francesca Cuzzoni resterait la prima donna absolue de la scène d’opéra londonienne jusqu’à la dissolution de la Royal Academy of Music en 1728 ; après 1726, elle eut cependant fort à faire avec la violente rivalité qui l’opposa à une autre soprano italienne, Faustina Bordoni. « La petite sirène de la scène » (c’est le surnom que lui donna l’auteur d’un poème satyrique dans les années 1730) n’avait pas besoin d’user d’autant d’artifices vocaux éblouissants que Faustina, mais elle enchantait son public avec une pure beauté vocale et une authenticité émotionnelle. Entre 1723 et 1728, elle se produisit dans plus de 20 opéras, dont 11 composés par Händel. Ce dernier connaissait mieux sa voix que quiconque et utilisa largement les nombreuses facettes de sa personnalité : les plus de 80 arias qu’il composa pour elle sont soutenus ou profondément émouvants, désarmants de simplicité touchante ou légers et nonchalants, même parfois entêtés ou étonnamment virtuoses.


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  • Ramée - ram 1303 (2 CD) - 2013

    Reinhard KEISER, Brockes-Passion

    Vox Luminis - Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    soprano Zsuzsi Tóth | ténor Jan Van Elsacker | basse Peter Kooij
    La Brockes-Passion peut être considérée comme l’archétype de l’oratorio de la Passion allemand. À ce titre, elle servit de modèle et de source d’inspiration pour de célèbres chefs-d'œuvre plus tardifs. Cette Brockes-Passion jouit d’une popularité ininterrompue durant tout le XVIIIsiècle : pas moins de onze compositeurs, dont Händel et Telemann, la mirent en musique. La superbe version de Reinhard Keiser (1674-1739) est non...

    seulement la première, mais aussi celle qui serre au plus près le grand pouvoir rhétorique et les riches changements d’affects du texte du poète. Dans l’histoire littéraire allemande, Barthold Heinrich Brockes (1680-1747) est avant tout connu pour son rôle innovant au cours du second quart du XVIIIe siècle. En 1712, l’année de la création de la Brockes-Passion, Keiser, comme Brockes citoyen de Hambourg, était déjà reconnu comme le compositeur d’opéra le plus important d’Allemagne – et pour certains même d’Europe. Lorsque les génies de ces deux grands artistes se mêlent en une œuvre unique, le résultat ne peut être que spectaculaire. Le tricentenaire de sa création justifie un hommage tardif mais néanmoins dithyrambique, présenté ici par les chanteurs de l’ensemble Vox Luminis et les instrumentistes de l’ensemble Les Muffatti.

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    • Aria (Tochter Zion) :

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    Prix honorifiques

    • Octave de la musique classique (2014)
    • Album de l'année Klara (2014)
    • Prix Caecilia (2014)
  • Ramée - ram 1202 - 2012

    Jean-Marie LECLAIR, Violin Concertos Op. 7

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    Violon Luis Otavio Santos

    Seuls quelques musiciens français du XVIIIe siècle furent de leur vivant autant appréciés, admirés et salués que le violoniste virtuose lyonnais Jean-Marie Leclair. En 1753, il est décrit dans le Mercure de France comme « l’artiste le plus célèbre qu’ait eu la France pour la musique purement instrumentale ». Trois ans après sa mort tragique – il est assassiné en 1764...

    par un neveu jaloux –, Charles Henry de Blainville se rappelle de lui comme « le Corelli de la France ». On le célèbre ainsi en France jusqu’au début du XIXe siècle. Friedrich Wilhelm Marpurg place Leclair en 1754, sur le plan de l’harmonie et du contrepoint, au niveau de Telemann, Händel et des membres de la famille Bach ; chez Francesco Galeazzi, il est en 1790 le seul Français repris dans la liste des principaux maîtres du violon du XVIIIe siècle en Europe, à côté de pointures comme Corelli, Vivaldi, Somis, Locatelli, Geminiani, Tartini et Stamitz. Les concertos op. 7 peuvent ainsi être considérés comme le couronnement et un résumé sublime des talents de virtuose et de compositeur de Leclair, l’un des plus grands de son époque. Un feu d'artifice d'esprit et de virtuosité, avec le violoniste de génie Luis Otavio Santos (Diapason d'Or pour son album Leclair, Sonates paru chez Ramée) et Les Muffatti (5e album chez Ramée), sous la baguette magique de Peter Van Heyghen.

    (suite…)

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    • Allegro moderato :

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  • Ramée - ram 1008 - 2011

    Giuseppe SAMMARTINI, Concertos & Overtures

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    Hautbois Benoît Laurent
    Pour l'élaboration de ce programme, nous avons dû faire un choix entre une soixantaine de concertos et d'ouvertures, toutes des œuvres d'une qualité particulièrement élevée. Nous avons principalement opté pour des œuvres jusqu'à présent jamais interprétées, pour des œuvres qui peuvent être exécutées par notre orchestre et pour des œuvres parmi les plus représentatives du corpus orchestral de Sammartini. Au programme donc : des concertos...

    pour hautbois ainsi que des concertos et ouvertures pour cordes. Notre sélection a également été influencée par les dires du musicographe anglais Charles Burney, qui écrivait en 1789 que les compositions de Sammartini étaient « pleines d'art, d'originalité et de feu ». L'« art » de Sammartini réside principalement dans son extraordinaire talent de manier tous les styles musicaux en usage à cette époque en Europe. Son « originalité » est illustrée par la manière dont ces différents styles sont combinés librement entre eux, parfois même à l'intérieur d'une seule œuvre. Mais elle est aussi renforcée par son culot de les traiter soit avec des tournures harmoniques osées et à la fois très expressives, soit avec des formules toutes faites. Son originalité n'a pas immédiatement plu au public londonien ; il est clair qu'il était tellement en avance sur son temps que même en 1776 Hawkins pensait encore devoir le défendre en ces mots : « Les mérites de Sammartini en tant que compositeur de musique en plusieurs parties étaient sans aucun doute très grands. Il disposait d'une inventivité productive et se servait d'un style qui était moins réprimé par les règles que celui de ses prédecesseurs, et qui par conséquent offrait plus de place à la fantaisie. Ceux qui attribuaient son infraction aux règles connues et établies à un manque d'érudition musicale se trompent sur toute la ligne ; il était très à cheval sur les principes d'harmonie ; et ses caractéristiques uniques peuvent, pourquoi pas, uniquement être attribuées à cette audace et à cet entêtement qui sont toujours les signes du génie ».  

    Extraits

    • Spiritoso :
    • Allegro Assai :

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  • Ramée - ram 0806 - 2008

    Giovanni BONONCINI, San Nicola di Bari

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    Soprano Lavinia Bertotti | Alto Gabriella Martellacci | Soprano Elena Cecchi Fedi | Basse Furio Zanasi
    L’oratorio San Nicola di Bari est composé par un Bononcini dans la fleur de l’âge (21 ans !). Entré au service de Filippo Colonna, noble bien en vue à Rome, il rencontre le librettiste Silvio Stampiglia (âgé lui-même de 27 ans) avec lequel il forme une équipe gagnante : six années (1691-1697) suffisent à la composition, outre de cet unique oratorio, de six sérénades et de cinq...

    opéras ! Fort de quatre reprises (jusqu’en 1721), l’oratorio San Nicola di Bari est de loin le plus populaire des sept oratorios conservés de Bononcini. Le choix du sujet de l’œuvre n’est peut-être pas étranger à l’identité de son commanditaire : l’épouse de Filippo Colonna est en effet apparentée au vice-roi de Naples, royaume dont Bari est la ville portuaire la plus importante sur l’Adriatique. Le livret ne procède nullement à la narration prévisible des miracles, mais situe l’action dans la jeunesse du saint, entouré de ses parents (Epifanio et Giovanna) et de son condisciple Clitio (dans le personnage duquel on pourrait voir une ébauche du père Fouettard !). L’oratorio est un pur produit de la Contre-Réforme : il prêche aux enfants le salut de l’âme par l’exercice de la piété et une obéissance sans faille. Composé en 1693, l’ouvrage, l’unique consacré au saint patron des petits enfants, succède à La Maddalena a’ piedi di Cristo (1690) tout en s’inscrivant dans la même veine. On y retrouve la même dignité, la même vocalité, la même palette harmonique. Un meilleur équilibre est trouvé entre les passages instrumentalement dévolus à la seule basse continue ou à l’orchestre. Les thèmes musicaux rencontrés sont peut-être plus ensorcelants encore, les contrastes entre les affects plus développés et les dialogues dans les récitatifs plus souples, le livret plus aéré de Stampiglia n’y étant pas pour rien.

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    • Recomendado Cd Compact
  • Ramée - ram 0705 - 2007

    Johann Christoph PEZ, Ouvertures — Concerti

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    CD intégralement consacré à Johann Christoph Pez, compositeur de la fin du XVIIe siècle et champion comme Georg Muffat du Vermischter Geschmack, synthèse des goûts italiens et français dominant alors l'esthétique musicale européenne. L'enregistrement propose un éventail très varié de ses compositions instrumentales, illustrant toutes les formes à la disposition du compositeur : concerti, suites, sonates, traitées pour ensemble avec ou sans vents et avec ou...

    sans solistes. Ces œuvres d'une étonnante beauté, redécouvertes par Peter Van Heyghen sous forme manuscrite, notamment aux bibliothèques de Rostock et de Dresden, ont récemment fait l'objet, par le chef des Muffatti, d'une édition minutieuse.

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    • Fonoforum
    • 5 Diapason
    • Goldberg
  • Ramée - ram 0502 - 2005

    Georg MUFFAT, Armonico tributo

    Les Muffatti
    Direction Peter Van Heyghen
    Quiconque approfondit, même brièvement, l'œuvre de Georg Muffat, que ce soit comme musicologue, interprète ou mélomane, arrive à la conclusion que le compositeur n'occupe pas, dans le monde musical d'aujourd'hui, la place d'honneur qu'il mérite. Bien que sa valeur musicale et pédagogique soit, il est vrai, généralement reconnue par les spécialistes, il reste pour la majorité du public aujourd'hui encore dans l'ombre de ses...

    « grands » contemporains Jean-Baptiste Lully, Arcangelo Corelli ou Heinrich Ignaz Franz Biber. Peut-être est-ce dû au fait qu'il ne reste de lui que relativement peu de musique, et essentiellement des œuvres instrumentales. Son œuvre et les pratiques d'exécution qui en découlent font la synthèse de trois styles et traditions au moins. Loin d'être une coïncidence, ce mélange des styles est précisément l'ambition principale de son esthétique personnelle. Il fut l'un des premiers à formuler explicitement et à maintes reprises de tels objectifs, et il les a magistralement réalisés. C'est peut-être justement pour cette raison qu'il devrait être considéré comme l'un des plus grands.

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    • Armonico Tributo :

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    Prix honorifiques

    • 5 Diapason
    • Fonoforum
    • Musica
    • Goldberg